Focus sur... Dernières soirées de Jazz Campus en Clunisois - 40 ans !

 

Jazz Campus soufflait ses quarante bougies sur les lieux qui ont marqué l'histoire du festival autant que les esprits, le temps d'une soirée anniversaire à travers l'abbaye de Cluny. Retour en photos sur la fin de cette édition exceptionnelle.

 

Vendredi 25 : African Jazz Roots emplit le théâtre de Cluny

Empli de public d'abord puisque le quartet d'Ablaye Cissoko (kora et chant), Simon Goubert (batterie), Sophia Domancich (piano) et Jean-Philippe Viret (contrebasse) à fait salle comble. Sans compétence particulière pour gloser sur la réussite du pari pris, la fusion du jazz occidental et de la musique traditionnelle sénégalaise, on se contentera d'impressions : celles que la beauté de thèmes échangés à la kora et au piano, l'interlude au micro de Simon Goubert sur le trajet Dakar-Saint-Louis ou le chant d'Ablaye Cissoko donnent, d'avoir été transporté, souvent avec douceur parfois avec moins de ménagement, le temps d'un concert.

 

samedi 26

Fanfare du matin - pas chagrin !

La journée du second samedi est dévolue à la restitution des différents ateliers, à commencer par celui du matin, indépendant (et complémentaire) de ceux des 6 intervenants, la fanfare.

Emmené par Jean-Paul Autin et Michel Deltruc, l'ensemble est massif, le son puissant, et sa circulation nonobstant quelques flottements, est soignée, avec une mise en scène et un jeu sur l'espace sonore qui dépasse le conventionnel défilé. A l'issue d'une semaine de sessions matinales le résultat est impressionnant.

 

Concerts des stagiaires

On n'en verra que le début, avec les ateliers de Céline Bonacina et de Vincent Courtois. Le premier offre un festival de rythmes en une pièce d'une vingtaine de minutes assez lyrique et pleine de changements, qui permet une très démocratique série de chorus : malgré leur nombre important les stagiaires ont pu prendre la parole musicale sans donner le sentiment d'un passage obligé, tant le morceau est riche.
Idéalement situés à l'ombre des résineux au fond du parc de la maison des patrimoines de Matour, les stagiaires emmenés par Vincent Courtois ont donné une série de scénettes musicales réjouissantes, sur un mode plus intimiste. Entre les pommes de pins, le travail autour du chant intérieur a porté ses fruits.

 

 

 

 

 

Soirée anniversaire

Retour à l'Abbaye de Cluny pour la soirée anniversaire, débutée aux environs de 19h avec le premier concert dans le cloitre, celui des Snoopies. Avec son instrumentarium très cuivré (quatre saxophones et une batterie) le quintet de Loup Godfroy [batterie] Fabien Dubois [baryton] Laureen Osseland [ténor] Simon Hannouz [alto] et Yonatan Hes [alto & soprano] fait sien un répertoire de standards hétéroclite. Une parfaite transition des ateliers aux concerts puisque celui-ci achevait en beauté l'intensive semaine de stage pour Yonatan Hes et Loup Godfroy.

La fanfare Musicabrass à constitué le fil déambulatoire de la soirée, guidant le public d'un îlot scénique (et lumineux) au suivant. Un archipel dans le cadre de l'abbaye prenant des allures de rêverie éveillée, avec l'association de petites formes alternant le sublime et le génial, et de lieux dont la majesté était augmentée par les jeux de lumière diablement efficaces.

Didier Levallet, Vincent Courtois et Jean-Philippe Viret touchant les âmes sensibles du bout de l'archet devant l'installation FOR, FARI, FATUM d'Anne Poivilliers ; Simon Goubert et François Corneloup, free sonnant sous un arbre ; Fidel Fourneyron solo mais bien entouré, d'oreilles attentives et d'échos joueurs ; Céline Bonacina et Hary Ratsimbazafy menant bon train un dialogue plein de vi-, vigoureux, virtuose..

Difficile mission que de clôre, le Peuple Etincelle s'en chargea en invitant - avec succès - à la danse, ce dont on ne vit que les prémices.

 

 

Et en bonus, le coup de crayon de FranBoise