Focus sur...

Et de 30, soirée anniversaire à Couches

Entre évocations en anecdotes choisies d'une histoire déjà longue, joies musicales de l'instant et accueil "du cru", la soirée des 30e avait tout offrir son lot de moments mémorables aux fidèles comme aux nouveaux venus. Retour sur le vendredi 8 en quelques images.

Arrivé à Couches vers 17h30, je ne verrai que la fin de 69... Le projet du département jazz du Conservatoire de Dijon est dénommé en référence à la période d'enregistrement de deux albums de Miles Davis : "In a Silent Way" et "Bitches Brews" soit le fameux virage fusion de Miles.

Un groupe d'élèves —Samuel André (trompette), Pierre Girard (saxophones), Gaspar Schlich (guitare électrique), Antoine Doucy (clavier), Lucas Le Texier (basse électrique) et Yohann Sulejmani (batterie)— et leur prof, Pierre-Hervé Angilbert, (à la clarinette basse et la direction) mais rien de "scolaire" pour autant chez 69... Il y a un véritable son de groupe et le plaisir de jouer est sensible, en particulier durant les chorus, ce répertoire offrant de longs développements improvisés.

Changement de plateau et c'est au tour du quartet Lines, venu de strasbourg. Jouant de contrastes marqués la ligne oscille entre dévelopements mélodiques contemplatifs ou plutôt angoissés, ponctués d'explosions plus bruitistes, dissonances free et gros son rock, un ensemble assez séduisant.

 

Pour la suite, le billet de Franck Bergerot sur le blog de Jazz mag situe au plus juste la chaleur, la richesse musicale, l'émotion et l'humour de cette "folle nuit des trente ans".

On ajoutera donc ici seulement quelques clichés : le premier set du All Star du 30e, l'intermède, toujours musical avec les Sourdines à l'Huile, second set et conclusion magnifique avec une scène bondée, puis Le Peuple Étincelle, dont je ne verrais que le début en forme de cercle circassien, retour nocturne oblige.

 

Texte et photos, Hoël Germain