Groupes soutenus par le CRJ en 2017

BRIBES 4 "Licht"

Bribes 4 © Grégoire Perrier
Bribes 4 © Grégoire Perrier

Geoffroy Gesser (saxophone), Romain Clerc-Renaud (piano), Isabel Sörling (voix), Yann Joussein (batterie)

À l’origine, il y a Bribes «tout court», un duo imprégné de l’énergie électrique et apocalyptique du free-jazz et du free-rock. Le quatuor Bribes 4 se veut une version plus explosive et excentrique de cet univers sonore.

Le saxophoniste Geoffroy Gesser et le pianiste Romain Clerc-Renaud ouvrent les portes de leur duo à la chanteuse-improvisatrice Isabel Sörling et au batteur Yann Joussein. Entre compositions et improvisations, ce quatuor mélange les esthétiques: musique sérielle, électroacoustique, électronique, musique traditionnelle, free-jazz, free-rock, tout en brouillant les pistes d’une identification trop évidente.

Leur nouvel album est sorti en octobre 2016 sur le label COAX Records. Avec la nouvelle création BRIBES 4 «Licht», ils décident d’ajouter au concert une dimension visuelle en créant des espaces susceptibles de conduire plus intensément les reliefs de leur musique.

A découvrir sur scène dès le premier trimestre 2017 :

 

 

samedi 21 janvier au Café Charbon, Nevers (58)
vendredi 27 janvier au Silex d'Auxerre (89)
vendredi 10 février au Moloco d'Audincourt (25)
samedi 11 février à la La Fraternelle de Saint-Claude (39)

 

BRIBES 4 bénéficie également des soutiens suivants :

http://www.crjbourgognefranchecomte.org/fileadmin/user_upload/contenus/3-Dispositifs_Accompagnement/SPEDIDAM.jpghttp://www.crjbourgognefranchecomte.org/fileadmin/user_upload/contenus/2-CRJ_Bourgogne/logo-drac-bourgogne-franche-comte_medium.jpg

H!

H! © Laure Villain
H! © Laure Villain

Bastien Weeger (saxophone), Carl Henri Morisset (piano), Étienne Renard (contrebasse), Élie Martin-Charrière (batterie)

H ! vous accroche dès la première écoute et vous propose un voyage au cœur d'une musique libre, où l'égalité entre quatre frères de son est capitale.

Dès leur rencontre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, les quatre musiciens ont partagé une vision commune de la musique : une volonté claire d'amener une fraîcheur sur la scène jazz actuelle en jouant des compositions originales dont l'improvisation et l'interaction maximales composent le noyau.

Malgré cette idée commune de la musique, les quatre protagonistes portent en eux des personnalités musicales et conceptuelles fortes, et des inspirations qui leur sont singulières. Ainsi, les influences que chacun injecte dans ses propres compositions offrent au projet un répertoire riche et varié. Outre cette recherche de modernité, ce quartet est pleinement lié à une tradition forte du jazz américain.

H ! n'est pas ici une simple consonne mais plutôt le son du souffle coupé de l'auditeur à l'écoute d'une musique qui le tient en haleine, sans jamais pour autant le faire suffoquer...

A découvrir dès le premier trimestre 2017 :

jeudi 12 janvier au Crusoé de Dijon (21)
samedi 14 janvier à l'Espace culturel du Brionnais de Chauffailles (71)
vendredi 3 mars au Silex d'Auxerre (89)
samedi 4 mars au Crescent Jazz Club Mâcon (71)

Fayçal Salhi quintet

Fayçal Salhi quintet
Fayçal Salhi quintet

Christophe Panzani (saxophone), Thomas Nicol (violoncelle), Vladimir Torres (contrebasse), Arnaud Dolmen (batterie), Fayçal Salhi (oud, composition)

Fayçal Salhi est un jeune compositeur et joueur de oud remarquable. il a enthousiasmé les scènes de son pays d’origine, l’Algérie, du Chili, d’Inde ou du Vietnam avec des musiques où la tradition orientale rencontre le jazz. Un rendez-vous naturel, car les deux genres procèdent de la même attitude, c’est-à-dire l’improvisation dans la rigueur de leurs styles respectifs et le dialogue dans leur soif d’échange et de complicité recherchés, de joute enjouée, de jeu fraternel. Fayçal joue ses propres compositions sur tous les continents, emportant des publics aux cultures et aux sensibilités différentes par ses mélodies métisses, son ouverture jubilatoire à d’autres genres.


Visionner (présentation générale) :

Gregory Sallet 5tet

Gregory Sallet 5tet © Nacho Grez
Gregory Sallet 5tet © Nacho Grez

Grégory Sallet (compositions, saxophones), Paco Andreo (trombone à piston), Romain Baret (guitare), Michel Molines (contrebasse), Guillaume Bertrand (batterie)

Conduit par ses rencontres et pérégrinations musicales qui l'ont dernièrement mené au Banff Jazz Workshop 2013 (direction Vijay Iyer - professeurs : Ravi Coltrane, Ambrose Akinmusire Esperanza Spalding...), le saxophoniste Gregory Sallet (Trio Enchant(i)er, Anne Quillier 6tet, Kevin Lucchetti 5tet...), compose un répertoire original basé sur le ressenti de la pulsation et le placement du discours musical dans un espace contraint rythmiquement.



Sylvaine Hélary Spring Roll

Sylvaine Hélary "Spring Roll"
Sylvaine Hélary "Spring Roll"

Sylvaine Hélary (flûte), Hugues Mayot (saxophone), Antonin Rayon (piano), Sylvain Lemêtre (vibraphone, percussions, métaux)

Pierre de Bethmann Trio

Pierre de Bethmann (piano), Sylvain Romano (contrebasse), Tony Rabeson (batterie)

D’abord pianiste du trio Prysm, qui entre 1994 et 2001 enregistre quatre albums pour Blue Note et tourne intensément en France et plusieurs fois aux Etats-Unis, Pierre de Bethmann lance ensuite le projet ilium à partir de 2001, qui enregistrera sept albums dans des formules allant du 4tet à un Medium Ensemble de 12 musiciens. Medium Ensemble dont le dernier opus, EXO est à paraitre début novembre 2016.

En 2012, il fonde un nouveau trio avec Sylvain Romano et Tony Rabeson, formule qui l’emmène essentiellement à ré-explorer un répertoire de standards avec deux maitres du genre. Issus des traditions musicales des deux bords de l'Atlantique, parfois transformés au gré de son inspiration harmonique et rythmique, parfois choisis sur le vif, toujours travaillés en profondeur au fil des concerts c'est ce répertoire qui est regroupé dans l'album ESSAIS / VOL. 1 sorti en 2015.

A découvrir dès le premier trimestre 2017 :

 

 

lundi 30 janvier au Jazz Club des Palais, Cosne-Cours-sur-Loire (58)
vendredi 10 février à L'Arrosoir  Chalon (71)
samedi 11 février à La Fraternelle de Saint-Claude (39)
samedi 26 août à Jazz à Frontenay (39)

 

 


Visionner :



Anne Paceo "Circles"

Anne Paceo "Circles" © Sylvain Gripoix
Anne Paceo "Circles" © Sylvain Gripoix

Christophe Panzani (saxophone), Leila Martial (voix), Tony Paeleman (Fender Rhodes, claviers), Anne Paceo (voix, batterie, compositions)

La batteure et compositrice nommée Artiste de l'année aux Victoires du Jazz 2016 revient avec un quatrième album explosif aux influences électriques. Entre chansons et embardées instrumentales, rythmiques telluriques et souffles libertaires, «Circles» déploie un groove organique, poétique et inspiré.

Anne Paceo  mène un groupe emblématique d’une nouvelle génération de musiciens, inventive et décomplexée, et Circles est l’aboutissement d’une longue mue accomplie ces 4 dernières années.

"Pour ce disque j’ai travaillé autour de la thématique des cercles, des boucles, du caractère cyclique du temps, des choses qui meurent puis renaissent sous une nouvelle forme. Circles est une succession de tableaux, allant du clair à l’obscur, du dénuement total au bouillonnement, des tempêtes intérieures aux moments de calme et de plénitude."

À découvrir sur scène dès le premier trimestre 2017 :

mercredi 8 février au Théâtre des Feuillants de Dijon (21)
jeudi 9 février à l'Espace Stéphane Hessel de Nevers (58)
vendredi 10 février au Silex d'Auxerre (89)
samedi 11 mars au Moloco d'Audincourt (25)

Sea Song(e)s

Sea Son(g)e © Pidz
Sea Son(g)e © Pidz

Sophia Domancich (piano, Fender Rhodes), Rémi Gaudillat (trompette, bugle), Antoine Läng (voix, effets), Bruno Tocanne (batterie)

 

Ce projet, à l'initiative de Bruno Tocanne avec le réseau imuZZic, est d'abord une envie commune et irrépressible de ces 4 musiciens proches de l'univers du jazz et des musiques improvisées de s'approprier collectivement la chanson Sea Song, chanson phare de l'œuvre emblématique de Robert Wyatt Rock Bottom.

Cet album qui a durablement influencé les démarches artistiques et intellectuelles d'une partie des musiques improvisées et des musiques actuelles de ces 40 dernières années reste un disque d'une actualité brûlante qui nous offre une vision parfaite de la synthèse entre pop, free, rock, chanson, jazz et psychédélique...

Le tout avec une émotion à l’état pur ! Et c'est bien dans cette même démarche musicale que Sea Song(e)s s'inscrit, tout en l'ancrant dans l'actualité et en y ajoutant des textes d'auteurs proches de leur univers, tel que Marcel Kanche, pour une création originale et hybride, à l'image de beaucoup des créations du réseau imuZZic.

La réunion de ces quatre personnalités n'a rien de fortuit. Outre le batteur Bruno Tocanne, « Quelque part entre Paul Motian et Robert Wyatt » (Franck Bergerot), la présence de la pianiste Sophia Domancich, appartenant à l’École de Canterbury qui regroupe des artistes anglais dont Robert Wyatt, Daevid Allen (Gong), ou Hugh Hopper (Soft Machine) n'est évidemment pas due au hasard, il n'y a qu'à écouter son album Snakes and ladders pour s'en convaincre... Ensuite comment imaginer un projet autour de l'univers de Robert Wyatt sans trompettiste ? Rémi Gaudillat, compagnon d'aventures de Bruno Tocanne et l'un des piliers du réseau imuZZic, a accepté ce nouveau pari avec l'enthousiasme et la générosité qui le caractérisent. Ce sont enfin la voix, la présence et la maîtrise des effets électroniques d'Antoine Läng, chanteur-improvisateur suisse, remarqué au sein de « Over The Hills » qui ont décidé ces quatre musiciens complices à se lancer dans cette belle aventure.

À découvrir sur scène en mars-avril 2017 :

jeudi 23 mars à Dijon (21)
vendredi 24 mars au Café Charbon de Nevers (58)
samedi 25 mars à La Fraternelle de Saint-Claude (39)
Vendredi 7 avril au Moulin de Brainans (39)

Sarah Murcia Nevermind The Future

Nevermind The Future - Sarah Murcia © Emmanuel Rioufol
Nevermind The Future - Sarah Murcia © Emmanuel Rioufol

Mark Tompkins (voix), Olivier Py (saxophone), Gilles Coronado (guitare), Benoit Delbecq (piano, claviers), Sarah Murcia (contrebasse), Franck Vaillant (batterie)

Icone du punk-rock britannique, Nevermind The Bollocks est l'unique album studio des Sex Pistols, considéré suivant les commentateurs comme un authentique «assaut musical dépravé contre la monarchie » ou comme un produit musical formaté pour la jeunesse désillusionnée de la fin des années 70.
Sans trancher la question, Nevermind The Future – la contrebassiste Sarah Murcia et son groupe Caroline rejoint par le pianiste Benoit Delbecq et le danseur/crooner Mark Tompkins – en propose une variation mêlant jazz, rock, chansons et danse.

« Quand j'ai décidé de reprendre ce disque, j'ai lu ce livre formidable, Lipstick traces, de Greil Marcus, qui rapproche Johnny Rotten de Huelsenbeck, de Guy Debord et des situationnistes, de Saint Just, des hérétiques médiévaux, comme si dans l'histoire un souffle dada revenait à travers tous ces individus sans qu'ils se reconnaissent mutuellement».

Sarah Murcia


Ecouter :

Groupes soutenus par le CRJ en 2018

Explicit Liber

Aymeric Descharrières (saxophone soprano, ewi, voix, effets), Benoît Keller (contrebasse, viole de gambe, bouzouki, effets), Denis Desbrières (batterie, effets)

 

Après plusieurs années dédiées en grande part à la musique des spectacles du cirque contemporain Rasposo, le contrebassiste Benoît Keller revient en trio à une création tout à fait personnelle dans laquelle la musique est au centre :

"Explicit Liber est avant tout une grande fresque musicale, un voyage poétique à travers le tumulte des grands mouvements contestataires et sociaux de la fin des années soixante à nos jours.

Cette suite mélodique en deux mouvements est l’aboutissement d’un long travail de création autour de Mai 68 dont je peignis les premières esquisses dès 2003 au sein du trio Résistances. Elle est également le fruit de mes récentes recherches musicales et de mes nombreuses créations notamment dans l’univers des arts du cirque nouveau (Compagnie Rasposo) et de la danse contemporaine.

J’ai composé cet opus tel un véritable carnet de route empreint de liberté ou le jazz et la musique baroque s’ entremêlent sans complexe dans les méandres du rock progressif et des musiques électroniques. Imaginez une viole de Gambe vagabonde en pleine contestation de mai 68, un saxophone soprano à l’improviste dans la Pologne des années 80, une batterie rêveuse dans le psychédélique Summer of love de 1967, la mélodie d’une contrebasse enchanteresse dans l’ébriété d’un ewi survolté et laissez-vous emporter dans l’art du paradoxe du trio Explicit Liber."

« La beauté est dans la rue »

Benoit Keller

 

 



La Sido Orchestra

Sidonie Dubosc (chant), Simon Hannouz (saxophone alto), Pierre Antoine Savoyat (trompette, bugle),  Brice Parizot (trombone), Clément Merienne (piano), Jonathan Chamand (contrebasse), Victor Prost (batterie)

La Sido reprend à sa manière inventive et avec la fraicheur de sa jeunesse Léo Ferré et Boris Vian.

Sidonie Dubosc, entourée de ses six musiciens de jazz propose un spectacle où se répondent la fantaisie grinçante de Vian et la profondeur énigmatique de Ferré. De « J’suis snob » à « L’affche rouge », en passant par « Vingt ans », une nouvelle génération de musiciens (tous sont enfants des années 1990 à l'exception de l'ainé du groupe, Simon Hannouz, et (ex-)étudiant du Conservatoire de Chalon-sur-Saône) nous fait entendre les deux poètes et redécouvrir leurs chansons toujours aussi vivantes et singulières.

Ce spectacle, créé en 2016 à l'Arrosoir (Chalon-sur-Saône), mêle humour et intime et est un hommage à la vitalité créative de Boris et Léo.

Lucky People

Luc Véjux (batterie, composition), Olivier Bernard (saxophone), Mickaël Sévrain (clavier), Maxime Formey (basse), Christian Bretonnet (percussions)

Lucky People est le projet en quartet du batteur-percussionniste Luc Véjux, admirateur effréné des défricheurs passés et présents (tels John Coltrane, Bela Bartok, Vyacheslav Artyomov, Christian Vander ou Steve Coleman), qui s’inspire des musiques du monde et principalement de l’insondable héritage des rythmes de l’Afrique.
Lucky People présente une musique libre qui se donne la chance d’échapper au dictât de la norme et du calibrage esthétique. L’instinct nourrit la création et l’expression d’un répertoire coloré, aussi riche que varié, qui se veut un laboratoire où s’expérimentent grooves, structures, climats et improvisations, sur des thèmes et des arrangements empreints de profondeur et de sincérité.
Armé d’humilité et formé à l’école intarissable des tambours d’Afrique et du jazz drumming, le compositeur propose une rencontre, creuset de métissage, où l’oralité garantit sa danse, l’écriture sa peinture et l’improvisation sa liberté.



Mickaël Sevrain 5tet

Olivier Bernard (saxophones ténor et soprano), Aurélien Joly (trompette, bugle), Mickaël Sévrain (piano, rhodes, composition), Maxime Formey (basse électrique), Denis Desbrières (batterie)

 

Qu'il claque des clusters en musique contemporaine, se fonde dans le décor des musiques de films ou se laisse happer par les salves lyriques du Gospel, Mickaël Sévrain ne perd jamais de vue ce qui le meut, dans la périphérie des entrailles. Il est des fidélités indéfectibles. Sévrain revient aujourd'hui au jazz et livre enfin son projet de 5tet murit en cave saine depuis plus d'un an.

Mains droites sur le cœur, les cinq cocos du Sévrain Quintet, entrelacent rythme et mélodie et laissent avec une dissidence juvénile la place de l'expérimentation à la jubilation. L'écriture n'en est pas moins pointue mais reste avant - tout pointée sur le plaisir du jeu à plusieurs.

La musique de Mickaël Sévrain tape du pied sans vergogne sur le terrain du M - Base, de Radiohead ou encore dans les trilles funkelectryk du Bitches Brew de Miles Davis. Rythmiques ciselées pour le binôme Maxime Formey / Denis Desbrières, mélodies aussi simple que fouillées dans leurs contrechants prendront l’auditeur par le coude. L'énergie du jeu lorgne alors avec bonheur sur tous les possibles offerts à l’improvisation de la paire Olivier Bernard et Aurélien Joly. Énergie, dialogues incandescents, plaisir à plusieurs. Douce trinité.